ASSOCIATION DE KARATE AU MALI
Association Malienne de Shotokan Karaté Do dont le Siège est à Bamako au Mali.
- Promouvoir la technique et l'esprit du karaté Shotokan
- Défendre les intérêts de ses membres
- Participer aux compétitions nationnales et internationales
- Organiser toute activité contribuant à la promotion du Karaté.

"Le karaté est comme l'eau chaude, si vous ne lui apportez pas de la chaleur constante, elle refroidira."
"Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés."
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Ce 10 Janvier 2009, toute la famille du karaté malien s’était donnée rendez-vous au Stade du 26 Mars afin de mettre fin à une crise aiguë qui dure depuis plus d’un an. Aussi, sur injonction du département des Sports et sous les auspices du Comité Olympique, une Assemblée Générale extraordinaire a été convoquée en vue de réconcilier tous les karatékas.
Pour tenter, dit-on, de mettre fin à la crise, deux tendances étaient en présence : celle dirigée par l’actuel président du bureau fédéral, le Colonel Sékou Hamed Niambélé, et celle du président de la Ligue de Sikasso, M. Béma Ouattara.
Les raisons de la discordeTout est parti de la mise en place d’un bureau de cogestion entre les partisans de Sékou Hamed Niambélé et l’AÏKADO. Ce qui a permis une fusion de ces deux bureaux, avec un président et un co-président, mais avec... les mêmes attributions et responsabilités. Idem pour tous les autres postes de responsabilité du bureau fédéral et de la direction technique nationale.
Un état de fait que M. Niambélé n’a jamais accepté. “L’AÏKADO est une association fictive, sans récépissé, n’ayant aucun fondement de base fiable, sinon que servir d’épouvantail par son opposition à la fédération. Malgré tout, nous avons consenti beaucoup d’efforts et de sacrifices en acceptant de valider systématiquement tous les grades de l’opposition non statutairement acquis”, a -t-il déclaré. Du coup, on comprend ces querelles intestines, crises incessantes et conflits de confiance entre les membres de ce bureau de cogestion. Ce qui s’est caractérisé par des lacunes de gestion administrative et financière dues à la lourdeur, l’avidité du pouvoir de certaines gens, et une dichotomie dans le commandement, entraînant un manque de confiance criard entre les membres.
Ce qui fera dire, à M. Niambélé, que les querelles de l’opposition restaient inavouées. “Malgré notre souci de mettre fin à cette instabilité avec notre consentement, sans aucune concertation à la base -du jamais vu ni vécu dans l’histoire du monde sportif- pour réunir la famille des karatékas, nos démarches de bonne foi sont restées vaines”,a-t-il précisé.
Aussi, un conseil extraordinaire s’est-il tenu le 28 Juillet 2006, en vue de mettre fin à l’anarchie Du coup un bureau consensuel fut mis en place. En fait, cet autre bureau qui est, pourrait-on dire, un bureau de mission, devait gérer le bureau durant le reste du mandat de congestion. Ainsi, sa mission consistait à exécuter le programme des activités élaborées, à toiletter les textes fondamentaux, et apaiser les tensions en vue d’instaurer un climat de paix et de confiance réciproque.
Malheureusement, la crise s’est amplifiée davantage, bloquant le financement, par le ministère des Sports, de certaines activités du karaté, surtout sur le plan international.
Selon les protestateurs, le bureau consensuel est illégal et illégitime car son mandat est épuisé depuis Mars-Avril 2007. Toute chose que contestent les partisans de M. Niambélé, qui estiment qu’il leur reste encore deux ans.
Autre grief retenu contre le bureau fédéral par les protestataires : la nomination d’un nouveau Directeur Technique National (DTN), en l’occurrence, M. Adama Mariko à la place de Cheick Telly qu’ils estiment avoir été nommé secrètement.
Autorités et instances sportives interviennentFace à ce cafouillage et surtout, aux déclarations dites “larvées” dans les médias, le Comité National Olympique et Sportifs du Mali (CNOSM) s’est saisi du problème pour proposer sa médiation et amener les deux parties à la réconciliation. “Je dis une fois de plus que le Comité Olympique n’a pas un droit de règle, mais de réconciliation. Nous ne sommes pas des diables ou autre. Mais notre réussite dépend de la bonne foi des deux parties en conflit”, a indiqué Tidiane Niambélé.
Quant au ministère des Sports, il a enjoint les acteurs à se mettre d’accord, sans qui, il n‘a aura pas de financement. Mais le ministère a surtout insisté sur un point : que les deux parties aillent au consensus afin de mettre fin à la crise. Ce à quoi tout le monde s’attendait ce 10 Janvier 2009, avec la convocation de cette A.G. extraordinaire afin de repartir sur de bonnes bases. Mais...
Le clan Niambélé refuse le consensusMais à la surprise générale, les délégués et observateurs ont pu constater que les forces de l’ordre ( dont une cinquantaine de gendarmes armés jusqu’aux dents)avaient pris position partout. C’est sous cette tension houleuse qu’on a procédé à une vérification de mandat , encore plus musclée que l’élection du nouveau bureau. Aussi la plupart des contestataires ont été empêchés d’accéder dans la salle.
En plus de la majorité qui était en sa faveur, les forces de l’ordre étaient aussi du côté du clan Niambélé. C’est donc sans problème que le bureau (qui était déjà mis en place) a été proclamé dans la salle. Du coup, le consensus prôné par le CNOSM et le ministère des Sports fut rejeté. Ainsi on a élu les mêmes personnes, sauf que les postes de certains membres ont permuté.
C’est donc sans surprise que le Colonel Sékou Hamed Niambélé a été reconduit à la tête de la fédération au sein de laquelle ne figure aucun membre des contestataires. Ce qui revient à dire que la crise va demeurer une fois de plus. Et c’est le karaté malien qui va continuer à en souffrir au profit d’intérêts personnels.
Auteur: Sadou BOCOUMSource: Soir de Bamako, est seul responsable du contenu de cet article
